Première sortie pour les Rossoneri lors de cette saison 2006/07 de Serie A, et premiers points marqués. Le Milan s'impose sur le score de 2-1 face à la Lazio dans son stade de San Siro. Une victoire acquise logiquement mais qui aurait pu n'être qu'une illusion si Dida ne s'en était pas mêlé. La Lazio s'est en effet montrée dangeureuse mais par chance trop maladroite lors de la finition. Pippo Inzaghi à la baguette en première mi-temps, la nouvelle recrue Ricardo Oliveira en deuxième, contre une réduction du score de Makinwa pour les Laziale quelques secondes après. Un effectif du Milan pas encore au point physiquement, mais qui a su montrer de belles choses, et qui débute le match par un 4-4-2 classique, avec 3 récupérateurs : Dida, Cafu, Nesta, Maldini, Serginho, Brocchi, Pirlo, Seedorf, Kakà, Inzaghi, Gilardino.
La Lazio a beaucoup mis la défense Milanista à rude épreuve en usant de longues balles pour ses 2 attaquants rapides, Goran Pandev et Tommaso Rocchi. En échange, le Milan a proposé un jeu plus varié et plus technique, à bases d'attaques placées le long des ailes, de centres venant de la ligne de touche, ou encore de percées dans l'entonnoir adverse, ne manquait à l'appel que les tirs lointains. Gilardino, quasi-invisible avec la balle, a tout de même réalisé un sacré travail de sape en proposant des courses croisées avec Pippo et des fausses pistes embrouillant la défense Laziale. Le milieu de terrain, lui, a été fort à la récupération et l'organisation du jeu, le point fort de l'équipe sur ce match. A chaque fois qu'il s'activait, la Lazio perdait pied. La défense quant à elle, s'est montrée assez fébrile, probablement à cause du fameux manque de physique de début de saison. Plusieurs passes simples ratées à mettre à l'actif des 4 défenseurs. Enfin Dida, en grand forme, qui a annihilé à lui tout seul pas moins de 3 occasions nettes pour la Lazio d'ouvrir le score en première mi-temps. Les rentrées de Giuseppe Favalli et Massimo Ambrosini, respectivement à la place de Serginho et Filippo Inzaghi, ont permis de tenir le 2-1 jusqu'à la fin du match, tandis que Ricardo Oliveira, entré le premier pour remplacer Alberto Gilardino, a pu doubler la mise avant le but Laziale.
La première mi-temps se joue sur un rythme assez soutenu. Le Milan a su dominer son adversaire grâce à un gros milieu de terrain lors des dix premières minutes ainsi que dans le dernier quart d'heure. Les vingt minutes séparant ces deux périodes étant à mettre à l'actif d'un match plutôt équilibré. Inzaghi se montre dangeureux dès la 6e minute de jeu en obtenant un coup-franc à l'entrée de la surface de réparation, côté gauche, que Pirlo tirera fort à ras-de-terre; Peruzzi s'emparera facilement de la balle. Cinq minutes plus tard, Pippo remet le couvert et fait frissoner la défense Laziale : La balle, provenant d'un centre de Cafu, manque d'un cheveu sa tête placée à bout portant. Tentant une révolte, les Biancocelesti mettent alors leur moteur en marche, alignant trois grosses occasions (Pandev 12', Mauri 18', Rocchi 19'); Dida stoppera net les deux premières, Serginho taclera quant à lui Rocchi pour la troisième. La Lazio continue de dominer mais le Milan reprend du poil de la bête, et c'est là que Filippo Inzaghi corrompt à lui tout seul la règle du "Jamais 2 sans 3" : Troisième occasion pour le buteur, et c'est la bonne. Kakà pénètre dans l'axe et décale Superpippo légèrement sur le côté droit, qui ne manque pas son duel face à Angelo Peruzzi : 1-0 ! A ce moment-là, on peut croire à une nouvelle révolte adverse, mais le Milan continue d'attaquer, et de presser aggressivement, ce qui vaudra d'ailleurs un carton jaune à Cafu à la 37'. La mi-temps arrive tranquillement, mais Inzaghi double la marque après un nouveau décalage de Kakà : But annulé pour un hors-jeu imaginaire, et carton jaune à la clé pour ne pas avoir arrêté son action au coup de sifflet.
En deuxième mi-temps, le rythme a été moins soutenu, les contrôles plus difficiles et les passes moins précises. Le jeu également en a pâti : Plus haché et moins beau à voir. Victime de nouvelles carences, la défense du Milan a faillit payer plusieurs fois le prix fort pour ses erreurs, mais des tacles décisifs de Serginho sur Makinwa (63') et de Cafu face à Rocchi (90') auront raison de leurs espoirs. Quant au Milan, plusieurs occasions de doubler la mise, tout au long du match : Pirlo qui rate un duel simplissime face à Peruzzi (47'), Seedorf qui oblige ce même portier à un arrêt miracle (68'), ou encore Inzaghi qui voit sa frappe déviée en corner au dernier moment par Zauri (70'). La délivrance vient moins d'une minute plus tard : Seedorf expédie un corner sur la tête d'Oliveira qui, ayant remplacé Gilardino à la 62', propulse la balle au fond des filets. Le plus dur a été fait, prendre un avantage certain, mais la Lazio ne s'avoue toujours pas vaincue et trois minutes plus tard, Makinwa récupère une balle côté gauche dans la surface de réparation pour tromper Dida d'un tir rectiligne. 2-1, le score ne bougera pas jusqu'à la fin du match. Ricardo Oliveira sera même accrédité d'un joli slalom entre 3 défenseurs Biancocelesti avant de buter sur un Peruzzi décidemment en grande forme.
Au final, un résultat satisfaisant mais un match qui a fait apparaître quelques problèmes d'ordre physique. Un Inzaghi très en forme a répondu à un Dida impérial dans ses cages, et qui semble avoir retrouvé sa confiance qui en faisait l'un des tous meilleurs gardiens du monde il y a de cela 2 saisons. 2 mots à dire : Forza Milan !